dimanche 31 octobre 2010

Décédé d'une blessure reçue dans un duel

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 4 septembre 1801 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Lonpey buried

Michael Lonpey Major in the Majesty's Sixth Regiment of Foot aged thirty years, died September the second of a wound received the day before in a duel and was buried September the fourth in the year of our Lord one thousand eight hundred and one
By me John Jackson Evening Lecturer of the English church of Quebec
Present F Macbean ? ? ?
»

Se rappeler que se battre en duel constitue pour les protagonistes un acte criminel et ce même s'ils considèrent qu'ils le font pour venger leur honneur à la suite d'un affront. Pour l'église catholique, le Concile de Valence le condamna en 855 en proclamant que le survivant du duel sera considéré comme un meurtrier, le perdant comme un suicidé, et sera donc privé de sépulture.


[Summary :
The church record for the burying of a man died in a duel in Québec, Québec.]

samedi 30 octobre 2010

Un inspecteur des cheminées est inhumé à Québec

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 15 mai 1800 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Algeo Buried

David Algeo, Inspector of Chimneys, of the City of Quebec, aged seventy six years, died May the thirteenth, and was buried May the fifteenth, in the year of our Lord, one thousand eight hundred.
By Me, Father Jehosaphat Mountain Rector of the English Church at Quebec
Present James Algeo son of the deceased John Algeo son of the deceased
».

Cette profession pratiquement disparue évoque une époque révolue où un incendie risquait à tout moment de s'étendre aux autres bâtiments de la ville.


[Summary :
The church record for the burying of a man in Québec, Québec]

vendredi 29 octobre 2010

Décédé à bord d'un bateau à vapeur sur le Saint-Laurent

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 27 août 1814 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Reid Buried

Alexander Reid Esqr, of the City of Montreal, Clerk of the Peace, aged twenty six years, died (on board the Steam Boat in the River St Lawrence), August the twenty fourth, and was buried August the twenty seventh, in the year of our Lord one thousand eight hundred and fourteen
By Me, Father Jehosaphat Mountain, Officiating Minister at Quebec
Present Chad Stewart brother in Law ? ? Brother in Law ? ? Thomas White
».

Certains éléments de contenu d'un acte constituent de véritables «marqueurs de temps» telle la mention d'un bateau à vapeur sur le fleuve Saint-Laurent en 1814.


[Summary :
The church record for the burying of a man in Québec, Québec.]

jeudi 28 octobre 2010

Un Portugais est inhumé à Québec

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 16 août 1814 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Caslano Buried

Bernardo Caslano, a native of Portugal, Servant to an officer of the medical staff on board the Hospital Ship Stately now lying in the port of Quebec, age omitted in the medical return, died August the fifteenth, and was buried August the sixteenth in the year of our Lord one thousand eight hundred and fourteen
By me, Father Jehosaphat Mountain, Officiating Minister at Quebec
Present ? Cronin Corpel 4th Btn James Fraser Corpl ?
».

La rédaction d'un acte est souvent tributaire de l'information provenant de sources diverses, comme dans le cas présent en ce qui a trait à l'âge du défunt. En raison de son emploi, on peut penser que cet homme n'était que de passage à Québec.


[Summary :
The church record for the burying of a Portuguese man in Québec, Québec.]

mercredi 27 octobre 2010

Célina Cayouette

Les registres de Saint-Éloi pour le 6 août 1873 font état de son acte de baptême :

«B. 62 Célina Cayouet

Le six août mil huit cent soixante et treize, nous, prêtre, soussigné, avons baptisé Célina, fille, née, le même jour, du légitime mariage de Prudent Cayouet, cultivateur, et de Cécile April, du township Denonville. Parrain George April, cultivateur, aussi du township Denonville, marraine Adéline Cayouet, de St Paul de la Croix, qui ont déclaré ne savoir signer, Le père absent.
JB Blanchet ptre
».

Le 8 octobre 1888, elle décède de tuberculose dans la paroisse Saint-Louis de Gonzague de Nashua (New Hampshire; Hillsborough County) et est inhumée le 9 à l'âge de 15 ans et 2 mois.


[Summary :
The information about Célina Cayouette.]

mardi 26 octobre 2010

Tué en tombant du mat de misaine

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 26 juin 1814 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Brown buried

Thomas Brown seaman on board the Bark Ann of London, John L. Greig Master, aged fifteen years, died in consequence of falling from the mizen mast head of the Bark, June the twenty fifth, and was buried June the twenty sixth, in the year of our Lord one thousand eight hundred and fourteen.
By me, Father Jehosaphat Mountain Officiating Minister at Quebec
Present John L. Greig Master Robe Haddan
».

Noter le jeune âge du marin et la présence de son capitaine à son inhumation.


[Summary :
The church record for the burying of a seaman in Québec, Québec.]

lundi 25 octobre 2010

Un marin anglais est assassiné à Québec

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 19 juin 1814 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Manning buried

John Manning, of the town of Dartmouth, England, a seaman on board the Brig Ansley now lying in the Port of Quebec, Jackson?, Master, aged about twenty six years, was buried June the nineteenth, in the year of our Lord one thousand eight hundred and fourteen, having been wilfully murdered a few days previous to that date.
by me Father Jehosaphat Mountain officiating minister at Quebec.
Present James Helsal? Serg John ? ?
».

Noter que la date du décès est imprécise. Dans les registres autres que catholiques, l'absence de mention dans un acte du nom des signataires ne facilite guère le déchiffrage de certaines signatures.

Comme dans le cas présent, un acte peut receler de l'information sur le mouvement d'un navire.


[Summary :
The church record for the burying of a murdered seaman in Québec, Québec.]

dimanche 24 octobre 2010

Le tableau en éventail des ancêtres

Une des façons de faire état des recherches menées par un chercheur en généalogie est de compléter un tableau en éventail de ses ancêtres.

Un tel tableau présente des caractéristiques particulières :

- un aspect géométrique et binaire qui se déploie sur 180 degrés et qui fait état des seuls liens de parenté biologique entre certaines personnes; il présente l'avantage de permettre d'inscrire un grand nombre d'ancêtres sur une surface réduite; par ailleurs, la surface et la forme des cases varient d'une génération à l'autre
- un impact visuel certain au plan graphique en raison à la fois de son économie générale et de la disposition de l'information
- pour quelques ancêtres, une information sommaire et standardisée : pour chaque personne nommée, une case est prévue pour lui et son conjoint de même que pour le père et la mère, et pour un de ses enfants et le conjoint de ce dernier; la date et le lieu de chaque mariage sont indiqués
- les cases sont souvent numérotées selon la méthode SOSA, ce qui conforte la disposition géométrique de l'information et en facilite la lecture et la compréhension; sur ce plan, il est d'application universelle
- de fait, il s'agit d'une série de titres d'ascendance directe accolés les uns aux autres.

Commentaires :

- ce tableau est souvent mal nommé; certains lui font porter le nom du créateur du gabarit [par exemple, le tableau Gingras...], d'autres utilisent l'expression «roue de paon». Cette locution verbale se dit parfois de certains oiseaux qui déploient les plumes de leur queue de manière à en former une sorte d'éventail. L'utilisation du terme roue pour un graphique qui ne se déploie qu'à 180 degrés est abusif et inadéquat si on le compare à la roue d'ascendance, un graphique qui se déploie sur 360 degrés. Notons que les Américains parlent de «fan folded chart», une expression plus juste et plus adéquate
- l'accent est mis sur l'économie générale des informations au détriment de celle relative à un mariage en particulier; par ailleurs et curieusement, les personnes dont on n'a pu identifier les parents sont repérées rapidement étant à la base de cônes de taille variable en raison de l'absence de l'information
- un caractère réducteur qui tient à plusieurs éléments : le caractère sommaire de l'information et surtout le fait qu'il n'affiche que quelques liens de parenté comparés à ceux inclus dans une fiche de famille par exemple; plus grave, plusieurs de ces relations de parenté ne présentent guère de signification particulière pour une chercheur [être parent du 9 au 12 ne présente qu'un intérêt purement théorique]
- une image visuelle déformée des ancêtres d'une personne est créée parce que seules les informations relatives aux 12 premières générations de certains ancêtres sont affichées [c'est le cas avec le logiciel utilitaire AnaGED de Laurent Fontaine, largement utilisé au Québec à cet effet]. En effet, l'aspect visuel serait tout autre si l'on affichait l'information pour les 24 premières générations en raison de la multiplicité des cases vides
- l'exploitation de l'information affichée est malaisée : l'abondance de l'information et l'encombrement du tableau permettent difficilement même pour un oeil exercé de pouvoir y trouver l'information relative à un mariage donné, à une ascendance directe en particulier, une ascendance matrilinéaire...
- d'un intérêt fort limité pour la recherche comme l'information relative à un mariage en particulier peut être obtenue plus facilement et plus rapidement par la consultation de bases de données
- vérification faite auprès de chercheurs qui ont complété un tel tableau, son utilisation est peu fréquente une fois complété; certains apprécient tout de même son aspect décoratif
- l'information affichée est rarement originale, ayant été extraite de diverses bases de données; de plus, elle est souvent redondante d'un tableau à l'autre puisque des portions importantes sont identiques; dans ces cas, on peut s'interroger s'ils résultent d'une recherche originale ou d'une opération de type «couper-coller»
- l'écriture de l'information est particulière [dans le sens horizontal, vertical, en angle, et dans un sens ou dans l'autre...] compliquant la lecture et l'exploitation; cet aspect est la plupart du temps dicté par le logiciel utilisé
- un format encombrant, de grandes dimensions et qui doit être enroulé pour son transport; pour une lecture correcte de l'information, une hauteur minimale de 3 pieds et une largeur de 6 pieds sont requis; des dimensions plus petites restreignent grandement la lisibilité de l'information
- un tableau dont l'avenir est problématique : la prolifération des unions de fait met en péril pour plusieurs chercheurs la possibilité même de le compléter sinon de le débuter, ce en raison de la difficulté grandissante de pouvoir colliger l'information pertinente.

Au net, un instrument disponible aux chercheurs en généalogie qui, de tout temps, a créé une ambivalence chez ces derniers pour le compléter ou non. Étant le résultat d'un choix personnel dans le cadre d'une démarche de recherche, les autres chercheurs doivent respecter ce choix qu'ils le partagent ou non. Sur ce dernier aspect, d'aucuns peuvent s'interroger sur la pertinence pour le BQACG d'exiger d'en compléter un pour obtenir une attestation de leur compétence.

[Summary :
Some comments about the use of a fan folded chart in genealogy.]

samedi 23 octobre 2010

Tué à la bataille de Chrysler's Farm

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 26 janvier 1814 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Nairne buried

On the twenty sixth day of January in the year of our Lord one thousand eight hundred and fourteen, was deposited in the burying ground in the city of Quebec the body of the late Thomas Nairne
[souligné] Esqr, Captain in His Majesty's Forty Ninth Regiment of Foot, aged twenty six years, (who was killed in the battle of Chrystler's farm on the eleventh day of November in the year of our Lord one thousand eight hundred and thirteen, removed from the Township of Williamsburg, in the Province of Upper Canada by license of the Bishop of the diocese
Erie? Bowen John Davidson
».

Noter que la translation du corps se fait un peu moins de deux mois après son inhumation en Ontario; ce fils va ainsi rejoindre les corps des autres membres de sa famille dans le cimetière Mount Hermon dont celui de son père, le lieutenant-colonel John Nairne, premier seigneur de Murray Bay.

Pour mémoire, cette bataille a eu lieu le 11 novembre 1813 et certains y font référence comme de la bataille qui a sauvé le Canada.


[Summary :
The church record for the burying of a soldier in Québec, Québec.]

vendredi 22 octobre 2010

Adéline Cayouette

Les registres de Saint-Éloi pour le 29 janvier 1872 font état de son acte de baptême :

«B. 7 Adéline Cayouette

Le vingt neuf janvier mil huit cent soixante et douze, nous, prêtre, soussigné, avons baptisé Adéline fille née, le même jour, du légitime mariage de Prudent Cayouette, cultivateur, et de Cécile April, du township Denonville. Parrain. Pierre Cayouette, cultivateur, marraine Marie April, aussi de Denonville, qui, ainsi que le père, n'ont pu signer.
J.B. Blanchet ptre
».

Le 22 juin 1896, elle se marie à Saint-Clément après une dispense du deuxième au deuxième degré de consanguinité avec Joseph-Alexis Côté, fils d'Isidore Coté et d'Adéline Caillouette; cette dernière, baptisée sous le prénom de Marie-Delvina, est la fille d'Ignace Cayouette et d'Angèle Dessein St-Pierre. Au bas de l'acte de mariage, les époux ont signé respectivement «Joseph Coêt» et «Adeline Caillouette»; le père de cette dernière a signé «Prudent Caÿouette».

Son acte de sépulture n'a pas été retrouvé.


[Summary :
The information about Adéline Cayouette.]

jeudi 21 octobre 2010

Décédée à bord d'un navire

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 6 juin 1813 font état de l'acte se sépulture suivant :

«Coffin buried

Mary, daughter of William Coffin, E.B. Esq. (late from England), and of Mary his wife, aged two years and ten months, died (on board ship) June the fourth and was buried June the sixth in the year of our Lord one thousand and thirteen
By me George Jehosaphat Mountain Evening Lecturer at Quebec
Present Wm Coffin father J. Coffin John Craigne?
».

Déterminer le lieu du décès demanderait de connaître la position du navire au moment du décès, une tâche impossible. Par ailleurs, on peut avancer que ce dernier n'était pas très éloigné du port de Québec compte tenu que le corps a été inhumé dans cette ville; s'il en avait été trop éloigné, le corps aurait vraisemblablement été jeté à la mer sans mention aucune dans un registre de l'état civil.


[Summary :
The church record for the burying of a young girl in Québec, Québec.]

mercredi 20 octobre 2010

Il baptise sa propre fille

Les registres de la Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 31 janvier 1813 font état de l'acte de baptême suivant :

«Mountain Baptized

Anne Mary, daugher of Father Jehosaphat Mountain of the City of Quebec, Clerk, officiating minister of the English Church at Quebec, and of Anna Maria his wife, was born January the twenty third, and privately baptised January the thirty first, in the year of our Lord one thousand eight hundred and thirteen.
By me Father Jehosaphat Mountain, Officiating Minister at Quebec.
».

Au Québec, la plupart des actes de l'état civil ayant été rédigés par des prêtres catholiques, une telle situation n'est pas très fréquente.

Sur un autre plan, noter que la mère est désignée par son seul prénom.


[Summary :
The church record for the baptism of a girl in Québec, Québec.]

mardi 19 octobre 2010

Inhumé à l'âge avancé de 101 ans, 1 mois et 1 jour

Les registres de Saint-Gervais de Bellechasse pour le 17 août 1854 font état de l'acte de sépulture suivant :

«S. 36. Pierre Fortier

Le dix sept aout mil huit cent cinquante quatre, Nous Prêtre Vicaire soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Pierre Fortier ancien cultivateur et veuf de Marie Charrier de cette paroisse décédé l'avant veille à l'âge avancé de cent un ans, un mois et un jour. Présens à l'inhumation Pierre Fortier, petit fils du défunt et Etienne Côté qui n'ont pu signer.
E.V. Dion ptre vic
».

Né et baptisé à Saint-Charles de Bellechasse le 14 juillet 1753, il était le fils de Louis Fortier et de Véronique Lapierre.

Nos remerciements à Gisèle Bouffard pour avoir porté cet acte à notre attention.


[Summary :
The church record for the burying of a one hundred-year-old man in Saint-Gervais, Québec.]

lundi 18 octobre 2010

L'inhumation d'Alfred Bessette (frère André)

Deuxième billet d'une série de deux.

Les registres de la paroisse Notre-Dame des Neiges de Montréal pour le 12 janvier 1937 font état de son acte de sépulture :

«S-1 Bessette Alfred (frère André)

Le douze janvier, mil neuf cent trente sept, Nous Joseph-Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier, avons déposé dans le sarcophage sis et situé à l'intérieur de l'Oratoire Saint-Joseph sous la direction des Pères Sainte-Croix et sur le territoire de la paroisse Notre-Dame des Neiges le corps d'Alfred Bessette, fils d'Isaac Bessette et de Clotilde Foisy, né et baptisé à Saint-Grégoire d'Iberville le neuf août, mil huit cent quarante cinq, entré dans la Congrégation de Sainte-Croix en mil huit cent soixante et dix et connu sous le nom vénéré de Frère André, décédé à Saint-Laurent le six janvier courant, à l'âge de quatre vingt-onze ans, quatre mois et vingt sept jours, muni des Sacrements de notre Mère la Sainte Eglise par le Révérend Père
Etaient présents son Eminence Revendissime Rodrigue Cardinal Villeneuve, archevêque de Quebec, Son Excellence, Monsieur Esiof Patenaude, lieutenant gouverneur du Québec, Le Très Honorable Premier Ministre du Québec, Monsieur Maurice Duplessis, Monsieur l'abbé Auguste La Palme curé de Notre Dame des Neiges, le Très Reverend Père Alfred Charron Supérieur Provincial des P.P. de Sainte-Croix, le Révérend Père Albert Cousineau c.s.c., un grand nombre d'autres, en outre d'une foule immense venue de Montreal de tout le Québec et des Etats Unis dont plusieurs ont signé avec Nous après lecture faite.
...
+ J Eug Langevin évêque de Mont Laurier
».

Un total de total de 62 signatures au bas de l'acte de sépulture complètent cet acte. Parmi celles-ci, celle du cardinal Rodrigue Villeneuve, du premier ministre Maurice Duplessis, du Lieutenant-gouverneur, d'évêques, de députés et de membres de la famille Bessette. Cet humble portier aurait été sans doute étonné de la présence de ces personnalités mais surtout de celle de la «...foule immense».

Noter que la date de son baptême mentionnée dans l'acte est erronée, il s'agit plutôt du 10 août 1845.


[Summary :
The church record for the burying of Alfred Bessette in Montréal, Québec.]

dimanche 17 octobre 2010

La naissance d'Alfred Bessette (frère André)

Premier billet d'une série de deux.

Les registres de la paroisse Saint-Grégoire le Grand de Mont Saint-Grégoire pour le 10 août 1845 font état de son acte de baptême :

«B 92 Alfrede Bessette

Le dix août mil huit cent quarante cinq, par nous prêtre soussigné a été baptisé sous condition Alfred né la veille du légitime mariage d'Isaac Bessette menuisier et de Clautilde Foisy, de cette paroisse. Le parrain a été Edouard Bessette et la marraine Josephte Foisy, oncle & tante de l'enfant qui ainsi que le père ont déclaré ne savoir signer.
P.A. Sylvestre ptre
».
Noter la graphie de certains des prénoms.

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante :

«Frère André décédé le 6 janv. 1937, à Montréal Monument ici 12 août 1945 JLM Curé».

Le présent billet veut souligner la journée de sa canonisation par l'église catholique, le 17 août 2010.


[Summary :
The church record for the baptism of Alfred Bessette (Frère André) in Mont Saint-Grégoire, Québec.]

samedi 16 octobre 2010

Marie-Philomène Cayouette

Les registres de Saint-Éloi pour le 4 mars 1876 font état de son acte de baptême :

«B. 10 M. Philomène Cayouet

Le quatre mars mil huit cent soixante et seize, nous, prêtre, soussigné, avons batisé, Marie -Philomène, fille née, la veille, du légitime mariage de Xavier Cayouet, cultivateur, et d'Adèle Beaucher dit Morency de cette paroisse. Parrain, David Cayouet, ouvrier, marraine Ernestine Lévêque, son épouse, aussi de cette paroisse, qui ont déclaré ne savoir signer. Le père absent.
JB Blanchet ptre
».

Le 20 octobre 1914, elle se marie à Saint-Éloi avec Joseph Lévesque, fils de François Lévesque et de Mathilda Pelletier; elle signe alors «Philomène Cayouette» au bas de l'acte.

Le 3 juin 1959, elle décède à Saint-Éloi à l'âge de 83 ans et 3 mois.


[Summary :
The information about Marie-Philomène Cayouette.]

vendredi 15 octobre 2010

Sous une sentence de la cour martiale pour désertion

Les registres de l'Anglican Holy Trinity Cathedral Church de Québec pour le 20 décembre 1813 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Hannan buried

James Hannan, from Upper Canada, under sentence from a CourtMartial from having deserted to the enemy, from the militia of that province, aged about thirty years, died December the eighteenth, and was buried December the twentieth, in the year of our Lord one thousand and thirteenth.
By me Father Jehosaphat Mountain, Officiating Minister at Quebec
Present William ? Thos Mansoon?, private of the 10th RO B. his mark +
».

Le libellé de l'acte laisse planer un doute si le décès résulte de l'exécution de la sentence rendue par la cour martiale.


[Summary :

The church record for the burying of a soldier in Québec, Québec.]

jeudi 14 octobre 2010

Un prisonnier de guerre américain se noie dans le port de Québec

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 9 septembre 1813 font état de l'acte de sépulture suivant :

«A man unknown, supposed to have been an American prisoner of war, was founded drowned in the River St Laurence September the seventh, and was buried September the ninth, in the year of our Lord one thousand eight hundred and thirteen.
By me, Father Jehosaphat Mountain officiating Minister at Quebec
Present WIlliam Harton ? ? Richard Holdham, private soldr 10th RO Battn his mark +
».

Les prisonniers de guerre, une des conséquences méconnues de la guerre de 1812. Dans le cas présent, l'identification correcte du défunt sera impossible.


[Summary :
The church record for an American drowned soldier in Québec, Québec.]

mercredi 13 octobre 2010

Reconnu pour fou depuis plusieurs années

Les registres de la paroisse Sainte-Famille de Cap Santé pour le 18 juin 1740 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Sépult de Jean Baptiste Aïot

Le dix huit juin mil sept cens quarante moy, jai inhumé dans le cimetière de cette paroisse de la ste famille du Cap Santé de Portneuf; le corps de Jean Baptiste Aïot tombé en démence et, reconnu pour fou, depuis plusieurs années, par le public; décédé, le d. jour, non par maladie; mais, pour avoir tombé de l'éco? du haut en bas sur le rocher vers six arpens au dessus de l'eglise de lad. paroisse; led. Aïot ayant toujours professé la religion catholique, étant âgé de soixante quatre ans; ou environ; led. Aïot habitant du fief de Champlin a été trouvé mort de la d. chute, ayant un chapelet autour du cou; la ceremonie a été faite, en présence de plusieurs de lad. paroisse et ? ? juge morisset ? de la côte de la dit paroisse et, de me jean françois hardy chatillon; lesquels ont signé avec moy sur le present régistre
morisset jean françois hardy J. Voyer ptre
».

Règle générale, un curé fait état de la démence du défunt en relation avec la réception d'un sacrement, ce qui n'est pas le cas ici le tout étant de commune renommée. Par ailleurs, il note le fait qu'il portait un chapelet autour du cou, un signe de chrétienté qui a permis de l'inhumer dans le cimetière.


[Summary :
The church record for the burying of a man in Cap Santé, Québec.]

mardi 12 octobre 2010

Aurélie Cayouette

Les registres de la paroisse de Saint-Éloi pour le 16 février 1873 font état de son acte de baptême :

«B. 14 M. Eulalie Cayouet

Le seize février mil huit cent soixante et treize, nous, prêtre, soussigné, avons baptisée Marie-Eulalie, fille née, le même jour, du légitime mariage de Xavier Cayouet, cultivateur, et d'Adèle Beaucher dit Morency, de cette paroisse. Parrain Georges Delisle, cultivateur, qui a déclaré de savoir signer, marraine Georgina Ouellet, soussignée de cette paroisse.
Georgiana Ouellet JB Blanchet ptre
».

Le 16 janvier 1894 , elle se marie à Saint-Éloi après une dispense du quatrième degré de consanguinité avec Paschal Malenfant, fils de Bernard Malenfant et de Léocadie Gosselin; elle a alors signé «Auréle Cayouette» au bas de l'acte.

Le 17 juin 1939, elle décède à Saint-Éloi «...après avoir reçu l'Extrême Onction sous condition de vie» et est inhumée le 20 à l'âge de 66 ans et 4 mois.


[Summary :
The information about Aurélie Cayouette.]

lundi 11 octobre 2010

Ondoyée au pied avant d'être sortie du sein de sa mère

Les registres de la paroisse Sainte-Famille de Cap Santé pour le 28 juillet 1737 font état de l'acte de baptême suivant :

«Bapt. de Marie Isabelle Chaillé

L'an mil sept cent trente sept le vingt huitième de juillet par nous soussigné prêtre faist. les fonctions curiales dans la paroisse de la ste famille du Cap Santé Marie Isabelle née hier fille de Loüis Chaillé et de Marguerite Benoin? sa légitime épouse, a été baptisée sous condition ayt. été ondoyée au pied avant d'être sortie du sein de sa mère à cause du danger de mort ou elle paroissoit être; le parrain a été Jean Chaillé et la marraine Isabelle Piché, femme de Loüis Pagé lesquels ont déclaré ne scavoir signer de ce enquis suiv. l'ord au Cap Santé les jour et an que dessus.
L Lacoudray ptre
».

Pour un catholique, il y a urgence de baptiser en cas de danger de mort et que l'enfant soit né ou non. Certains peuvent s'interroger sur le fait de mettre la priorité sur cet aspect ce qui laisse croire que l'on laisse de côté ou néglige le sort de la mère.


[Summary :
The church record for the baptism of a girl in Cap Santé, Québec.]

dimanche 10 octobre 2010

Un copiste vraiment courroucé à Saint-Joseph de Maskinongé (2)

Deuxième partie du billet.

Après un acte du 16 novembre 1766 :
«Note du copiste . N.B. Dans les deux actes ci-dessus le fameux pétrimoulx a laissé en blanc un espace pour y mettre le nom de baptême, mais il s’est bien gardé d’y inscrire le nom. De même, à divers endroits et souvent il dit que les parrains ou marraines ont signé, mais il ment tout simplement, il n’y a pas de signature. Pauvre petrimoulx ! espèce d’imbécile ! J.F.B.ptre».

Au bas d'un mariage du 9 janvier 1767 :
«Encore une finesse de pétrimoulx dans l'acte ci-dessus J.F.B. ptre».

À la suite d'un baptême du 25 janvier 1767 :
N.B. Ce n’est pas vrai, bonhomme, tu ne l’as pas fait signer ! J.F. B. ptre»].

À la suite d'un baptême du 24 février 1767 :
N.B. «Marie Anne, veuve de Courchaine » voilà qui en dit long ! Il n’y a qu’un fou ou un paresseux pour écrire pareille insignifiance ! J.F.B. ptre»].

Enfin, une dernière annotation à la fin de l’année 1767 :
«N.B.
À partir du 15 mars 1767 la paroisse de Maskinongé cesse d’avoir un registre distinct de celui de La Rivière du Loup. Les actes que nous avons copiés depuis le 15 mars 1767, et ceux que nous copierons dans les années suivantes, ont été et seront extraits du registre pour la paroisse de La Rivière du Loup où nous les trouvons mêlés à ceux de cette dernière paroisse. Les Pétrimoulx avec leur petit jugement et leur esprit encore moindre ont jugé que c’était aussi bien; puis, tenir un seul registre, c’est moins de trouble qu’en tenir deux, la paresse y trouvait son compte. Nous devons aussi faire remarquer leur négligence, ou leur manque de zèle, ou leur paresse impardonnable en cette année 1767, où pendant plusieurs mois de l’année aucun acte n’a été fait, et où pendant toute
[souligné] l’année il n’y a a qu’une seule sépulture d’enregistrée. C’est du reste, pour les sépultures ce qui a été pratiqué par le pauvre ignorant qui signe «f dominique pétrimoulx », durant tout le temps que la paroisse de Maskinongé a eu le triste sort de l’avoir pour la desservir.
Il a négligé d’enregistrer la plupart des sépultures il a sans doute aussi omis beaucoup de naissances, notamment en cette année 1767.
Heureusement, nous constatons avec un plaisir extrême qu’à la fin de cette année 1767, il disparaît, nous ne voyons plus nulle part sa maigre et chétive signature, ni aucun de ses actes hérissés de fautes d’orthographe; plaise au ciel qu’il ne reparaisse plus dans ces cantons.
Il fallait que le peuple qui habitait Maskinongé, à cette époque, ne fût pas difficile, pour se contenter d’un pareil minus habens [souligné].
Maskinongé, 21 mars 1910.
J.F. Béland ptre chanoine curé

Commentaires :

- la tenue des registres par le missionnaire Dominique Pétrimoulx [son frère Médard était également curé] laisse grandement à désirer et, de ce point de vue, le chanoine curé a raison de le faire remarquer : des actes incomplets, des erreurs, et vraisemblablement des actes omis ...
- le copiste utilise des termes blessants pour porter des jugements qui sont durs, lapidaires et sans appel et ce souvent avec une ironie certaine; il y a peut-être là en partie une manifestation de la rivalité traditionnelle entre le clergé régulier et les Récollets
- on note même une évolution de son courroux et un certain crescendo dans le ton et la teneur des commentaires formulés
- certains pourraient avancer que le chanoine curé ne fait pas preuve de charité ou n'est pas très «catholique» dans son comportement et ce envers un collègue décédé plus de cent quarante ans auparavant. D'autres s'étonneront que de tels jugements aient été écrits dans le registre même; sur ce point, le fait qu'il s'agisse d'une copie laisse beaucoup d'espace pour ce faire
- en un sens, on peut affirmer que ce chanoine protège son «territoire», sa paroisse dont il est lui-même curé. Par ailleurs, ses propos devraient être davantage nuancés; en effet, d'autres missionnaires ont desservi cette paroisse à cette époque et certains de leurs actes présentent également des lacunes analogues. De plus, il semble oublier que le contexte de l'époque était particulièrement difficile pour un missionnaire devant desservir plusieurs paroisses parfois éloignées.

Nos remerciements à Gisèle Bouffard pour nous avoir aiguillé sur la piste de ces informations.

[Summary :
Some marginal annotations from the church records of Maskinongé, Québec.]

samedi 9 octobre 2010

Un copiste vraiment courroucé à Saint-Joseph de Maskinongé (1)

Première partie du billet.

Les registres recopiés ne sont pas très fréquents et pour cause. Leur existence s'explique par des circonstances particulières : un registre abimé ou difficilement lisible. Le copiste qui accomplit ce travail procède dans des conditions souvent difficiles. Une lecture et un examen attentifs du registre original s'imposent; à cette occasion, il se rend compte de l'absence de l'information ou même d'erreurs.

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé ont été en partie recopiés. Pour les fins de ces billets, nous nous attarderons à la période entre le 1er mai 1759 et la fin de l'année 1767.

Cette période est particulière en ce sens que le copiste, le chanoine curé Jean-François Béland, a rédigé plusieurs notes relatives à son travail. Il est à noter que seules celles relatives à la tenue des registres par le missionnaire Pétrimoulx sont reproduites ici. Le premier acte incomplet et non daté rédigé par ce dernier est un acte de sépulture placé entre un baptême du 6 février 1759 et un mariage du 1er mai 1759.

À la fin du registre en 1761, on peut lire :
«Note du copiste
L’acte ci-dessus commencé n’a pas été terminé. À la marge le nom de famille seul a été écrit… et au-dessus de cet acte inachevé il y a dans le registre original une demi-page qui a été laissée en blanc. Il est très probable que d’autres actes devant occuper cet espace laissé en blanc ont été oubliés par ces pauvres
[souligné] Pretrimoulx curé et vicaire. En général leurs actes sont mal dressés, mal écrits, sans aucun orthographe et incomplets, leurs registres même sont incomplets, il y a des lacunes à divers endroits du registre – que l’on voit de nos yeux et beaucoup d’autres que l’on ne voit pas, comme je l’ai constaté en copiant leurs tristes [souligné] registres. Il est bien regrettable que les paroisses de Maskinongé et de La Rivière du Loup aient eu à leur tête et pendant si longtemps ces missionnaires pétrimoulx. À Maskinongé, ce 12 mars 1910 J. F. Béland ptre chanoine curé».

Après un baptême du 13 février 1763 :
C’est encore un oubli de ces tristes Petrimoulx ! Les missionnaires les moins doués, croyons-nous, de toute la colonie; et d’après les registres qu’ils ont tenu, les plus ignorants !
Maskinongé, 13 mars 1910. J.F. Béland ptre curé
.»].

Après un mariage du 30 juillet 1763 :
«Note du copiste [souligné]
Le Petrimoulx qui a fait l’acte ci-dessus. a eu le soin de ne pas le signer. Chose étonnante et infiniment regrettable ! Cet acte de sépulture «de l’enfant de Déry» est le premier que l’on rencontre depuis le 2 mai 1761. Pourtant dans un espace de près de trois ans, il a dû mourir du monde à Maskinongé comme ailleurs. Cependant les Pétrimoulx n’ont enregistré aucune sépulture. Comment expliquer une aussi sotte, une aussi coupable négligence ?
Je suis porté à croire que les Pétrimoulx, résidant à la Rivière du Loup, ne se donnaient pas la peine de venir présider les sépultures de Maskinongé, et laissaient ces pauvres gens enterrer leurs morts, et puis… les actes, on s’en occupait comme de l’an quarante !
Pauvre paroisse de Maskinongé ! Triste destinée pour elle que d’avoir été confiée aux soins de ces minus habens de Pétrimoulx !
J.F. Béland ptre curé Maskinongé, 14 mars 1910
».

Après un baptême du 19 novembre 1763 :
N.B. Contrairement à ce qui est dit dans l’acte ci-dessus le parrain et la marraine n’ont pas signé. Il n’y a dans l’acte original que la très pauvre signature d’un pétrimoulx. Que l’on veuille bien admirer [souligné] aussi l’acte suivant qui est propre à donner une haute [souligné] idée de ce qu’étaient ces pétrimoulx !! J.F. Béland ptre curé (1910)»].

Après un baptême du 16 juillet 1765 :
Note du copiste :
Il n’y a que des imbéciles comme les pétrimoulx pour faire des actes comme le dernier ci-dessus et ceux aussi qui le précèdent.
Maskinongé 15 mars 1910 J.F. Béland ptre curé
»].

À suivre...

vendredi 8 octobre 2010

Un baril de farine lui tombe sur la tête

Les registres de l'Anglican Holy Trinity Church de Québec pour le 25 octobre 1813 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Shelberdine buried

James Shelberdine, private soldier in His Majesty's hundred and Third Regiment of Foot, aged twenty years, died, (in consequence of a barrel of floor falling upon him), October the twenty sixth, and was buried October the twenty seventh, in the year of our Lord one thousand eight hundred and thirteen.
By me, Father Jehosaphat Mountain, officiating Minister at Quebec
Present ? ? 103e Regt John Werrington? Corporal 103 Regt
».

Les circonstances du décès ont vraisemblablement été mentionnées dans l'acte en raison de leur caractère inusité; elles ont été possiblement tirées du rapport du coroner même en l'absence de mention à cet effet.

Noter la difficulté de retranscrire certaines signatures lorsque le nom de ces personnes n'est pas indiqué dans le texte de l'acte : une situation fréquente dans les registres autres que catholiques.


[Summary :
The church record for the burying of a soldier in Québec, Québec.]

jeudi 7 octobre 2010

Joseph-Pierre Cayouette

Les registres de Saint-Éloi pour le 18 novembre 1887 font état de son acte de baptême :

«B 59 Joseph-Pierre Caillouette

Le dix-huit novembre mil huit cent quatre-vingt-sept, nous, le curé soussigné, avons baptisé Joseph-Pierre né le même jour, fils légitime de David Caillouette, tonnelier, et d'Ernestine Lévêque de cette paroisse. Le parrain, Elie Godbout, cultivateur, soussigné avec nous, et la marraine, Malvina Gagnon, fille de Pierre Gagnon, qui a déclaré ne savoir signer. Lecture faite.
Elie Godbout J.O. Normandin ptre curé
».

Le 19 octobre 1920, il se marie à Saint-Anaclet avec Marie-Anne Chassé, fille d'Adélard et d'Émilie Banville; il signe alors «Pierre Cayouette» au bas de l'acte et son épouse signe «Marie Anne Chassé».

Le 8 mars 1966, il décède à Saint Marcellin et est inhumé le 12 à l'âge de 79 ans et 3 mois.


[Summary :
The information about Joseph-Pierre Cayouette.]

mercredi 6 octobre 2010

Un prisonnier de guerre américain est inhumé à Québec

Les registres de l'Anglican Cathedral Trinity Church pour le 17 juillet 1813 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Harridon buried

Eliska Harridon, private soldier of the Ninth Regiment of Foot, of the United States of America, a native of Boston in the state of Massachusets, prisoner of war, aged twenty seven years, died July the Sixteenth, and was buried July the seventeenth, in the year of our Lord one thousand eight hundred and thirteen.
By me, Father Jehosaphat Mountain Officiating Minister at Quebec
Present James Davison Mate of the Nautilus Transport No 406 W M Zromel? United States Second Regiment of Ligth Dragoons
».

Une des conséquences méconnues de la guerre de 1812, les prisonniers de guerre dont le sort ne devait pas être enviable comme à toutes les époques. La présence à titre de témoin d'un membre de l'équipage d'un transport de troupes signifie-t-elle que les prisonniers de guerre étaient détenus sur des navires? Une hypothèse vraisemblable de notre avis.


[Summary :
The church record for the burying of an American prisoner of war in Québec, Québec.]

mardi 5 octobre 2010

Tué en tombant dans la cale du navire

Les registres de l'Anglican Cathedral Holy Trinity Church de Québec pour le 3 juillet 1813 font état de l'acte de sépulture suivant :

«Johnson Buried

John Johnson, of the city of Quebec, shiprigger, aged forty nine years, was accidentally killed by falling into the hold a ship, July the thirteenth, and was buried July the fourteenth, in the year of our Lord one thousand eight hundred and thirteen. By me Father Jehosaphat Mountain officiating minister at Quebec.
Present Michel Landry cousin Joseph De Rosa his mark +
».

Noter que les témoins ne sont pas mentionnés dans le texte de l'acte, une situation qui diffère de ce que l'on rencontre généralement dans les actes de tradition catholique; cette façon de faire ne facilite pas la recherche pour les cas où les signatures sont difficiles à déchiffrer.


[Summary :

The church record for a seaman in Québec,Québec.]

lundi 4 octobre 2010

Vraiment décédé accidentellement ?

Les registres de Saint-Magloire pour le 1er décembre 1883 font état de l'acte de sépulture suivant :

«S. 17 Elzéar Lemieux 43 ans

Le premier décembre mil huit cent quatre vingt trois, nous soussigné curé de cette paroisse avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Elzéar Lemieux, époux de Marie Boulanger de cette paroisse, décédé accidentellement le vingt sept de novembre dernier, âgé de quarante trois ans. Présents Joseph Beisson, Etienne Lapierre qui n'ont su signer. Lecture faite.
J.B.G. Boutet ptre
».

Vérification faite dans les enquêtes du coroner, il appert que ce dernier est mort assassiné ayant été félonieusement assailli et battu. Nos commentaires sur ce cas sont analogues à ceux formulés dans le billet publié le 10 septembre 2010.


[Summary ;

The church record for the burying of a murdered man in Saint-Magloire, Québec.]

dimanche 3 octobre 2010

Décédé dans la collision de deux steamers

Les registres de la paroisse St. Andrews de Québec pour le 12 août 1899 font état de l'acte de sépulture suivant :

«William Berg, a native of Germany, fireman, on board the Steamship Ella Sayer accidently killed on the Ella Sayer, by collision with the Steamship "Philadelphian" in the harbour of Quebec on the tenth day of August, & was buried in Mount Hermon Cemetery Quebec, on this the twelfth day of August, one thousand eight hundred and ninety nine
A. G. Loor minister WD Farne G J Turnbull».

Vérification faite dans les enquêtes du coroner, ce marin était âgé de 33 ans et avait subi une fracture du crâne et des lésions internes résultats de cette collision. Cet incident rappelle l'époque des bateaux à vapeur. Noter sa profession «fireman» qui consistait à s'assurer de l'alimentation de la chaudière du navire.


[Summary :
The church record for a seaman in Québec, Québec.]

samedi 2 octobre 2010

Cécile Cayouette

Les registres de Saint-Éloi pour le 21 octobre 18832 font état de son acte de baptême :

«B. 25 Cécile Caiouette

Le vingt-un octobre mil huit cent quatre vingt deux, nous soussigné, curé de cette paroisse, avons baptisé Cécile fille née la veille du légitime mariage de David Caiouette tonnelier et de Ernestine Levesque de cette paroisse. Parrain Prudent Caiouette soussigné, marraine Cécile April, son épouse, laquelle a déclaré ne savoir signer. Lecture faite. Le père présent.
Prudent Cayouet Jos Dumas ptre
».

Noter la graphie du patronyme du parrain dans l'acte et dans sa signature.

Le 7 octobre 1902, elle se marie à Saint-Éloi avec Joseph-Octave Côté, fils d'Eugène Côté et de Philomène Lévesque.

En 1939, elle décède à Lowell (Massachusetts; Middlesex County).


[Summary :
The information about Cécile Cayouette.]

vendredi 1 octobre 2010

Étant sous la peine de mort de strangulation

Les registres de la paroisse Sainte-Brigitte de Laval pour le 9 juillet 1900 font état de l'acte de sépulture suivant :

«S. David Dubé

Le neuf juillet mil neuf cent, nous soussigné curé, avons inhumé dans le cimetière St Dunstan du Lac Beauport, le corps de David Dubé, fils légitime de Odule Dubé et de défunte Marie Languetot, supplicié il y a trois jours et inhumé il y a trois jours aussi étant sous la peine de mort de strangulation à la prison de Québec, et exécuté le six du courant, comme il appert par le certificat du coroner, âgé d'environ vingt ans. Témoins Odule Dubé et François-Xavier Falardeau qui n'ont su signer. Lecture faite.
Th. Pantaléon Bégin ptre
».

Pour un complément d'information dans un tel cas de mort par strangulation, il est suggéré de consulter le dossier de l'enquête du coroner, et les journaux de l'époque qui ont fait état des circonstances du meurtre de Thomas Mooney. Noter qu'un certificat du coroner a été nécessaire pour l'inhumation.


[Summary :
The church record for the burying of an hanged man in Sainte-Brigitte de Laval, Québec.]