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lundi 23 mai 2011

Et la permission de se marier le jour même

Les registres de la paroisse Sainte-Famille de Boucherville pour le 3 septembre 1724 font état de l'acte de mariage suivant :

«M jean pinart et agnes gautier

L'an de notre Seigneur mil sept cent vingt quatre et le troisieme septembre apres la publication d'un ban et auquel il ne fait aucune opposition faite le meme jour de dimanche et la dispense de deux autres par mr priat grand vicaire et par la permission de m de la goudalie aussi grand vicaire pour marier le meme jour de dimanche apres vepres, je soussigné pretre curé de la paroisse de la ste famille de boucherville ay reçu leur consentement de mariage par paroles de présent de jean pinart agé d'environ 20 ans, fils de défunt Louis pinart et de vivante ursule pepin des trois rivieres et voyageur depuis trois ans, avec agnès gautier agée d'environ 23 ans fille de défunt germain gautier et de jeanne beaucham de boucherville, en présence de pierre pepin cousin dudit pinart, de jean gauthier frere et tuteur de la ditte gautier de joseph laporte, de laurent renault, de loüis gamelin soussignés avec moy et plusieurs autres
jean pinart agnes gautier j pepin joseph laporte L. Renaud Loüis Gamelin Saladin pretre
».

Publier un seul ban de mariage et célébrer ce dernier le même jour justifient amplement la permission accordée. Noter que la cérémonie a eu lieu après les vêpres et que le frère de l'épouse agit à titre de tuteur.


[Summary :
The church record for a marriage in Boucherville, Québec.]

lundi 2 août 2010

Le serment de fidélité d'une sage-femme

Les registres de la paroisse Sainte-Famille de Boucherville pour le 12 février 1713 font état de l'information suivante :

«Acte de serment de fidelité qu'a fait en ma présence Caroline guertin sage- femme.

Aujourd'hui le douzieme du mis de fevrier de l'anneë mil sept cent treize, Caroline Guertin femme de Denis Gerone? de cette paroisse, ageë d'environ quarante six ans, a eté eluë dans l'assemblée des femmes de cette paroisse à la pluralité des suffrages, pour exercer l'office de sage-femme, en a fait serment entre mes mains conformément à l'ordonnance de Monseigneur & Evêque de Québek. enfoi de quoi j'ai signé ce 12e. fevrier 1713.
P. Dauzat ptre
».

Se réunir en Nouvelle-France étant interdit, le fait que les femmes d'une paroisse puisse élire leur sage-femme constitue un privilège notable.

Le contrôle de l'église s'explique en raison de la possibilité que la sage-femme ait, en exerçant sa fonction, à ondoyer des enfants en danger de mort; dans de tels cas, l'ondoiement, qui est une cérémonie simplifiée du baptême et qui se limite à verser de l'eau sur la tête de la personne en prononçant les paroles sacramentelles, doit être fait selon les modalités du Rituel afin d'éviter que l'âme de l'enfant n'aille dans les limbes.

Noter que le texte de ce serment est placée à la fin du registre pour cette année.


[Summary :

The church record for the oath of a midwife in Boucherville, Québec.]

dimanche 1 août 2010

Le certificat de la bénédiction de la première église de Boucherville

Les registres de la paroisse Sainte-Famille de Boucherville pour le 12 juillet 1712 font état de l'information suivante :

«Je prêstre soussigné certifie que la susdite copie de l'acte de benediction de la premiere pierre de l'Eglise de la Ste famille de Boucherville, est conforme à l'original gravé sur une plaque de plomb enchasséë dans la surface de la premiere pierre benite qu'on a apposéë dans les fondemens au milieu du rond-point vis à vis le grand-autel, je certifie le tout être veritable comme aÿant eté presens et prêtre officians à la ceremonie de cette benediction faîte par mr. françois Vachon de Bel-mon grand vicaire du diocese de quebek. Le vingt sixe de juin mil 1712 le soir après les Vêpres; en foi de quoi j'ai signé le present certificat dans la maison presbiteriale le septième jour de juillet mil sept cent douze.
B Dauzat ptre missionaire
».

Il s'agit ici de la traduction du texte du certificat d'abord rédigé en latin; le tout a été placé à la fin du registre pour cette année.

Un moment fort de la vie de cette communauté paroissiale que le curé a tenu à souligner pour la postérité.


[Summary :
The church record for the benediction of the first stone of the church in Boucherville, Québec.]

vendredi 30 janvier 2009

La bénédiction de la première pierre de l’église de Boucherville

Les registres de la paroisse de Ste-Famille de Boucherville pour l’année 1712 font état des informations suivantes :

«Je prêtre soussigné certifie que la susdite copie de l’acte de benediction de la premiere pierre de l’église de la Ste Famille de Boucherville, est conforme à l’original gravé sur une plaque de plomb enchasseë dans la premiere pierre benite, qu’on a poséë dans les fondements au milieu de ? vis a vis le grand-autel, je certifie le tout être veritable comme aÿant été presens en prêtre officiant à la ceremonie de cette benediction faite par mr. Francois Vachon de Bel-mon grand vicaire du diocèse de quUébek Le vingt six de juin 1712 Le soir après les Vêpres; en foi de quoi j’ai signé le présent certificat dans la maison presbyteriale le septieme jour de juillet mil sept cent douze.
P Dauzat pretre missionnaire
».
Stricto sensu, de telles informations ne devraient pas figurer dans des registres de l’état civil. Mais au Québec, ces registres sont pour la plupart des documents religieux auxquels l‘autorité civile accorde une valeur légale.

Sur un autre plan et notamment pour l’histoire locale, il est heureux que de telles informations aient été conservées pour la postérité. L'acte de bénédiction était rédigé en latin.


[Summary :

The church record for the consecration of the first stone of the steeple in Boucherville, Québec.]

samedi 30 août 2008

Inhumés à Boucherville et non à Varennes

Les registres de la paroisse Ste-Anne de Varennes pour le 23 juin 1758 font état de l’inscription suivante :

«+

Le vingt trois juin l’enfant de joseph richard a été envoyé à Boucherville pour y être inhumé après avoir fait icy les ceremonies prescrites a cause de l’interdit du cimetière
Morand ptre
».

Dans ce même registre, trois inscriptions analogues ont été faites pour d’autres enfants :

- 27 juin, Jacques Disquel ?
- 8 juillet, Augustin Brodeur
- 16 juillet, Joseph Petit et angelique Larrivée.
Aucune mention n’est faite de ces inhumations dans les registres de la paroisse Très-Sainte-Famille de Boucherville pour ces mêmes dates. De même, les quatre inhumations pour la période de l’interdit sont celles d’enfants. On ignore la raison de cette interdiction.


[Summary :

The church records pertaining to the death of children died in Varennes but buried in Boucherville, Québec.]

samedi 14 juin 2008

Un acte de sépulture commun pour un père et sa fille

Les registres de la paroisse Ste-Famille de Boucherville pour le 11 janvier 1731 font état de l’acte de sépulture suivant :

«S. 3 + 4 Nicolas et Marie Charlotte Favreau

Le 11 janvier 1731 ont été inhumés par nous soussigné. Nicolas Favreau, 68 ans, habitant et Marie Charlotte Favreau fille du dit Nicolas et femme de J.B. Allaire ? de Chambly présents Jacques Racicot e Jacques Levoyé
J. C. Tessier curé
».

On peut s’étonner qu’un acte unique de sépulture ait été rédigé compte tenu qu’il s’agit de deux adultes.


[Summary :

An unique church record for the burying of two adults : a father and his daughter in Boucherville.]