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mardi 7 janvier 2014

La signature du parrain est absente

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour le 1er novembre 1763 font état de l'acte de baptême suivant : 

«B.   Madelaine Rosalie Lupien

L'an mil sept cent soixante trois le premier novembre par nous prêtre soussigné a été baptisée Madelaine rosalie née du légitime mariage de Joseph Lupien et de Madelaine Gonneville. Le parrain a été Amable Bélair et la marraine Marie rosalie bruno qui a déclaré ne savoir signér; le parrain a signé avec nous de ce enquis suivant l'ordonnance
F dominique pétrimoulx Mr». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante d'un copiste :
«N.B. Le parrain n’a pas signé J.F.B. ptre». 

Une telle situation se rencontre assez souvent dans des actes de baptême. Noter la graphie particulière de certains prénoms ou patronymes et qu'il s'agit d'un registre recopié.
 

[Summary :
The church record for the baptism of a girl in Maskinongé, Québec.]

dimanche 29 décembre 2013

Non prénommé à son baptême

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour le 1er septembre 1759 font état de l'acte de baptême suivant : 

«B.   fils de Alexis Lemir 

Le premier jour de septembre mil sept cent cinquante neuf par nous prêtre soussigné a été baptisé    +       né d'hier fils d'Alexis gaucher Lemir et de Marie Anne Labrèche sa légitime épouse. le parain a été Michel Dessert; la maraine Marie Josephte Vertefeuille qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant l'ord.
f. dominique pétrimoulx ptre récollet». 

Dans la marge, on peut lire l'annotation suivante rédigée par le copiste :
« + le nom de baptême n’a pas été entré J.F.B. ptre  ce doit être Louis». 

Une telle situation requiert un traitement approprié avant insertion dans une base de données. Noter qu'il s'agit d'un registre recopié.
 

[Summary :
The church record for the baptism of an unnamed boy in Maskinongé, Québec.]

jeudi 19 décembre 2013

Deux éléments de la date de l'acte sont manquants

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour l'année 1754 font état de l'acte de baptême suivant : 

«B.   André Sicard 

L'an mil sept cent cinquante quatre par  nous prêtre soussigné missionnaire de la paroisse St Joseph de Maskinongé a été baptisé André né le même jour du légitime mariage de Joseph Sicard et de Marie Thérèse Thurenne son épouse. Le parrain a été Augustin Vaillant et la marraine Agathe Sicard lesquels ont déclaré ne scavoir signer de ce enquis suivant l'ordonnance.
Renauld ptre». 

Au bas de l'acte, on peut lire l'annotation suivante rédigée par le copiste :
«Cet acte ne porte pas de date du mois ni du jour du mois. J.B.  Béland ptre Curé en 1910». 

Une des conséquences de cette situation réside dans le fait qu'il sera impossible d'établir l'âge de cette personne tout au long de sa vie. Cet acte est placé entre un acte de baptême du 9 septembre 1754 et un autre acte de baptême du 14 janvier 1755. Noter qu'il s'agit d'un registre recopié. 


[Summary :
The church record for the baptism of a boy in Maskinongé, Québec.]

mardi 10 décembre 2013

«...enterrée par le bedeau au défaut de prêtre...»

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour le 25 janvier 1751 font état de l'acte de sépulture suivant : 

«S.   josephte fleury 

L'an mil sept cent cinquante et un le vingt cinq janvier par nous prêtre soussigné missionnaire de la paroisse de St Joseph de Maskinongé ont été supplées les cérémonies funéraires à Marie Joseph Fleury qui avait été enterrée par le bedeau au défaut de prêtre agée d'environd deux ans fille de jean baptiste fleury et de marie lamirande sa femme, présent à la ditte cérémonie françois raté et modeste lemire qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant l'ordonnance.
Guay prêtre». 

Noter qu'il s'agit d'un registre recopié.
 

[Summary :
The church record for the burying of a girl in Maskinongé, Québec.]

lundi 2 décembre 2013

Combien d'actes sont manquants ?

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour le 17 mai 1761 font état de l'information suivante placée après un acte de baptême incomplet : 

«Note du copiste
L’acte ci-dessus commencé n’a pas été terminé. À la marge le nom de famille seul a été écrit… et au-dessus de cet acte inachevé il y a dans le registre original une demi-page qui a été laissée en blanc. Il est très probable que d’autres actes devant occuper cet espace laissé en blanc ont été oubliés par ces pauvres Pretrimoulx curé et vicaire. En général leurs actes sont mal dressés, mal écrits, sans aucun orthographe et incomplets, leurs registres même sont incomplets, il y a des lacunes à divers endroits du registre – que l’on voit de nos yeux et beaucoup d’autres que l’on ne voit pas, comme je l’ai constaté en copiant leurs tristes registres. Il est bien regrettable que les paroisses de Maskinongé et de La Rivière du Loup aient eu à leur tête et pendant si longtemps ces missionnaires pétrimoulx. À Maskinongé, ce 12 mars 1910 J. F. Béland ptre chanoine curé
».
 

Le contenu de cette note fonde l'interrogation formulée en titre.
 

[Summary :
A note about the  keeping of the church records in Maskinongé, Québec.]

samedi 23 novembre 2013

Elle est décédée et inhumée le ?

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour l'année 1759 font état de l'acte de sépulture suivant : 

«S.   Marie Anne Lambert
 
Le                          1759 a été enterrée avec les cérémonies de l'Eglise Marie Anne Lambert âgée d'environ neuf fois, par nous prêtre récollet soussigné.
Pétrimoulx ptre». 

Il s'agit du premier acte rédigé dans cette paroisse par ce prêtre qui s'est fait connaître par une tenue des registres pour le moins erratique. Cet acte est placé entre un acte de baptême daté du 6 février et un acte de mariage du 1er mai 1759. Noter qu'il s'agit d'un registre recopié.
 

[Summary :
The church record for the burying of a girl in Maskinongé, Québec.]

jeudi 14 novembre 2013

Je certifie avoir enterré

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour l'année 1749 font état de l'acte de sépulture suivant : 

«S.   Pierre Grondin 

je certifie avoir enterré pierre grondin enfant âgé de vingt jours ou environ fils de jean-baptiste grondin et de geneviève houailet sa femme. enterré le onze de may mil sept cent quarante neuf.
Youville pretre». 

Cet acte est placé entre un baptême daté du 17 mai 1749 et une sépulture du 17 mars 1749 ! Noter l'imprécision de la date du naissance et le fait qu'il s'agit d'un registre recopié.
 

[Summary :
The church record for the burying of a boy in Maskinongé, Québec.]

lundi 6 mai 2013

Un copiste consciencieux

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour l'année 1761 font état de l'information suivante : 

«Note du copiste
L’acte ci-dessus a été fait en 1761. Dans l’original qui est dans le registre de La Rivière du Loup, l’année a été omise; nous ne l’y avons pas ajoutée dans la copie, mais nous certifions que cet acte est dans le registre de 1761.
J.F. Béland ptre curé
».
 

Tous les copistes de certains registres de l'état civil n'ont pas fait leur travail avec autant de soin et d'attention. 


[Summary :
A brief note in the church records of Maskinongé, Québec.]

mercredi 24 octobre 2012

«...âgée d'environ une journée...»

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour le 8 septembre 1750 font état de l'acte de sépulture suivant : 

«S.   Marie Anne lemire 

L'an mil sept cent cinquante le huit septembre par moi prêtre soussigné missionnaire de la paroisse St-Joseph de Maskinongé a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Marie Anne âgée d'environ une journée fille de renée Lemire dit Ganneville et de marie Madeleine laCourse ses père et mère, présent à l'inhumation Claude frigon et renée lemire qui ont déclaré ne savoir signer.
Guay prêtre».
 

La formule utilisée pour indiquer l'âge a de quoi étonner compte tenu de la durée de vie de cette fille. Noter qu'il s'agit d'un registre recopié. 


[Summary :
The church record for the burying of a girl in Maskinongé, Québec.]

lundi 15 octobre 2012

Une translation des ossements de l'ancien cimetière à Maskinongé

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour le 21 octobre 1750 font état de l'information suivante :                     

«S.   Ossements de l'ancien cimetière 

L'an mil sept cent cinquante le vingt et un d'octobre par moi prêtre soussigné, missionnaire de la paroisse St Joseph de Maskinongé ont été inhumés dans le cimetière de cette paroisse les ossements des corps qui avaient été enterrés dans l’ancien cimetière d’où ils ont été relevés en présence des habitants de cette paroisse en ce requis suivant l'ordonnance
Guay prêtre».
 

Maintenant, où sont situés les restes du corps de votre ancêtre ? À noter l'état des corps et le fait que de telles informations ne sont pas entrées systématiquement dans les registres de l'état civil concernés.
 

[Summary :
The church record for the translation of corpses in Maskinongé, Québec.]

jeudi 20 septembre 2012

Un territoire éclaté

Les registres de l'Église baptiste française dite calviniste de Maskinongé pour le 23 mars 1905 font état de l'acte de naissance suivant :                            

«Naissance Frank Michell   8 février 1905 

Aujourd'hui le vingt troisième jour de mars mil neuf cent cinq nous est présenté pour être enregistré Frank Michell, fils jumeau, né le second, le huit février de la présente année, issu du mariage légitime de Monsieur Frank Michell journalier de la paroisse St Pierre Baptiste, comté du Mégantic, mais dont la succursale missionnaire est ratachée à l’Eglise Baptiste de Maskinongé et de son épouse Sarah Drapeau.
      St Pierre Baptiste le vingt trois mars mil neuf cent cinq.
  ?   Ministre officiant
Frank sa  +  marque Michell       Michel Drapeau».
 

Dans certaines églises autres catholiques, la notion de communauté s'applique davantage que celle de paroisse; une des caractéristiques de ces communautés tient au fait que le territoire couvert par le registre de l'état civil n'est pas contigu. Le présent acte est constitue un bel exemple. Noter la précision relative au rang de l'enfant par rapport à son jumeau.
 

[Summary :
The church record for the birth of a boy in Maskinongé, Québec.]

lundi 14 novembre 2011

Dont la succursale missionnaire est rattachée à l'Église baptiste de Maskinongé

Les registres de l'Église française dite baptiste de Maskinongé pour le 23 mars 1905 font état de l'acte de naissance suivant :

«Naissance Richard Michell 8 février 1905

Aujourd'hui, le vingt troisième jour de Mars mil neuf cent cinq nous est présenté pour être enregistré Richard Michell, fils jumeau, né le premier, le huit février de la présente année, issu du mariage légitime de Monsieur Frank Michell, journalier de la paroisse St Pierre Baptiste, comté du Mégantic, mais dont la succursale missionnaire est rattachée à l'Eglise Baptiste de Maskinongé; et de son épouse Sarah Drapeau.
St Jean Baptiste le vingt trois mars mil neuf cent cinq.
R Arnaud ministre offant
Frank Sa X marque Michell Sarah Drapeau Michel Drapeau N. Grégoire, Pasteur
».

Dans les communautés religieuses autres que catholiques, les lieux de desserte ne sont pas toujours contigus et, parfois comme dans le cas présent, sont séparés par une grande distance.

Noter la signature de la mère au bas de l'acte et la mention de l'ordre de la naissance de cet enfant jumeau, une information trop rare dans les registres.


[Summary :
The church record for the registration of a boy in Maskinongé, Québec.]

mardi 30 août 2011

Les ossements des corps qui avaient été enterrés dans l'ancien cimetière

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé pour le 21 octobre 1750 font état de l'information suivante :

«S. Ossements de l'ancien cimetière

L'an mil sept cent cinquante le vingt et un d'octobre par moi prêtre soussigné, missionnaire de la paroisse St Joseph de Maskinongé ont été inhumés dans le cimetière de cette paroisse les ossements des corps qui avaient été enterrés dans l'ancien cimetière d'ou ils ont été relevés en présence des habitants de cette paroisse en ce requis suivant l'ordonnance.
Guay prêtre
».

Noter l'état des corps réduits à l'état d'ossements, ce qui empêche toute identification sans compter que leur nouvel emplacement n'est pas précisé.


[Summary :
The note about the translation of corpses from an old cemetery in Maskinongé, Québec.]

dimanche 10 octobre 2010

Un copiste vraiment courroucé à Saint-Joseph de Maskinongé (2)

Deuxième partie du billet.

Après un acte du 16 novembre 1766 :
«Note du copiste . N.B. Dans les deux actes ci-dessus le fameux pétrimoulx a laissé en blanc un espace pour y mettre le nom de baptême, mais il s’est bien gardé d’y inscrire le nom. De même, à divers endroits et souvent il dit que les parrains ou marraines ont signé, mais il ment tout simplement, il n’y a pas de signature. Pauvre petrimoulx ! espèce d’imbécile ! J.F.B.ptre».

Au bas d'un mariage du 9 janvier 1767 :
«Encore une finesse de pétrimoulx dans l'acte ci-dessus J.F.B. ptre».

À la suite d'un baptême du 25 janvier 1767 :
N.B. Ce n’est pas vrai, bonhomme, tu ne l’as pas fait signer ! J.F. B. ptre»].

À la suite d'un baptême du 24 février 1767 :
N.B. «Marie Anne, veuve de Courchaine » voilà qui en dit long ! Il n’y a qu’un fou ou un paresseux pour écrire pareille insignifiance ! J.F.B. ptre»].

Enfin, une dernière annotation à la fin de l’année 1767 :
«N.B.
À partir du 15 mars 1767 la paroisse de Maskinongé cesse d’avoir un registre distinct de celui de La Rivière du Loup. Les actes que nous avons copiés depuis le 15 mars 1767, et ceux que nous copierons dans les années suivantes, ont été et seront extraits du registre pour la paroisse de La Rivière du Loup où nous les trouvons mêlés à ceux de cette dernière paroisse. Les Pétrimoulx avec leur petit jugement et leur esprit encore moindre ont jugé que c’était aussi bien; puis, tenir un seul registre, c’est moins de trouble qu’en tenir deux, la paresse y trouvait son compte. Nous devons aussi faire remarquer leur négligence, ou leur manque de zèle, ou leur paresse impardonnable en cette année 1767, où pendant plusieurs mois de l’année aucun acte n’a été fait, et où pendant toute
[souligné] l’année il n’y a a qu’une seule sépulture d’enregistrée. C’est du reste, pour les sépultures ce qui a été pratiqué par le pauvre ignorant qui signe «f dominique pétrimoulx », durant tout le temps que la paroisse de Maskinongé a eu le triste sort de l’avoir pour la desservir.
Il a négligé d’enregistrer la plupart des sépultures il a sans doute aussi omis beaucoup de naissances, notamment en cette année 1767.
Heureusement, nous constatons avec un plaisir extrême qu’à la fin de cette année 1767, il disparaît, nous ne voyons plus nulle part sa maigre et chétive signature, ni aucun de ses actes hérissés de fautes d’orthographe; plaise au ciel qu’il ne reparaisse plus dans ces cantons.
Il fallait que le peuple qui habitait Maskinongé, à cette époque, ne fût pas difficile, pour se contenter d’un pareil minus habens [souligné].
Maskinongé, 21 mars 1910.
J.F. Béland ptre chanoine curé

Commentaires :

- la tenue des registres par le missionnaire Dominique Pétrimoulx [son frère Médard était également curé] laisse grandement à désirer et, de ce point de vue, le chanoine curé a raison de le faire remarquer : des actes incomplets, des erreurs, et vraisemblablement des actes omis ...
- le copiste utilise des termes blessants pour porter des jugements qui sont durs, lapidaires et sans appel et ce souvent avec une ironie certaine; il y a peut-être là en partie une manifestation de la rivalité traditionnelle entre le clergé régulier et les Récollets
- on note même une évolution de son courroux et un certain crescendo dans le ton et la teneur des commentaires formulés
- certains pourraient avancer que le chanoine curé ne fait pas preuve de charité ou n'est pas très «catholique» dans son comportement et ce envers un collègue décédé plus de cent quarante ans auparavant. D'autres s'étonneront que de tels jugements aient été écrits dans le registre même; sur ce point, le fait qu'il s'agisse d'une copie laisse beaucoup d'espace pour ce faire
- en un sens, on peut affirmer que ce chanoine protège son «territoire», sa paroisse dont il est lui-même curé. Par ailleurs, ses propos devraient être davantage nuancés; en effet, d'autres missionnaires ont desservi cette paroisse à cette époque et certains de leurs actes présentent également des lacunes analogues. De plus, il semble oublier que le contexte de l'époque était particulièrement difficile pour un missionnaire devant desservir plusieurs paroisses parfois éloignées.

Nos remerciements à Gisèle Bouffard pour nous avoir aiguillé sur la piste de ces informations.

[Summary :
Some marginal annotations from the church records of Maskinongé, Québec.]

samedi 9 octobre 2010

Un copiste vraiment courroucé à Saint-Joseph de Maskinongé (1)

Première partie du billet.

Les registres recopiés ne sont pas très fréquents et pour cause. Leur existence s'explique par des circonstances particulières : un registre abimé ou difficilement lisible. Le copiste qui accomplit ce travail procède dans des conditions souvent difficiles. Une lecture et un examen attentifs du registre original s'imposent; à cette occasion, il se rend compte de l'absence de l'information ou même d'erreurs.

Les registres de la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé ont été en partie recopiés. Pour les fins de ces billets, nous nous attarderons à la période entre le 1er mai 1759 et la fin de l'année 1767.

Cette période est particulière en ce sens que le copiste, le chanoine curé Jean-François Béland, a rédigé plusieurs notes relatives à son travail. Il est à noter que seules celles relatives à la tenue des registres par le missionnaire Pétrimoulx sont reproduites ici. Le premier acte incomplet et non daté rédigé par ce dernier est un acte de sépulture placé entre un baptême du 6 février 1759 et un mariage du 1er mai 1759.

À la fin du registre en 1761, on peut lire :
«Note du copiste
L’acte ci-dessus commencé n’a pas été terminé. À la marge le nom de famille seul a été écrit… et au-dessus de cet acte inachevé il y a dans le registre original une demi-page qui a été laissée en blanc. Il est très probable que d’autres actes devant occuper cet espace laissé en blanc ont été oubliés par ces pauvres
[souligné] Pretrimoulx curé et vicaire. En général leurs actes sont mal dressés, mal écrits, sans aucun orthographe et incomplets, leurs registres même sont incomplets, il y a des lacunes à divers endroits du registre – que l’on voit de nos yeux et beaucoup d’autres que l’on ne voit pas, comme je l’ai constaté en copiant leurs tristes [souligné] registres. Il est bien regrettable que les paroisses de Maskinongé et de La Rivière du Loup aient eu à leur tête et pendant si longtemps ces missionnaires pétrimoulx. À Maskinongé, ce 12 mars 1910 J. F. Béland ptre chanoine curé».

Après un baptême du 13 février 1763 :
C’est encore un oubli de ces tristes Petrimoulx ! Les missionnaires les moins doués, croyons-nous, de toute la colonie; et d’après les registres qu’ils ont tenu, les plus ignorants !
Maskinongé, 13 mars 1910. J.F. Béland ptre curé
.»].

Après un mariage du 30 juillet 1763 :
«Note du copiste [souligné]
Le Petrimoulx qui a fait l’acte ci-dessus. a eu le soin de ne pas le signer. Chose étonnante et infiniment regrettable ! Cet acte de sépulture «de l’enfant de Déry» est le premier que l’on rencontre depuis le 2 mai 1761. Pourtant dans un espace de près de trois ans, il a dû mourir du monde à Maskinongé comme ailleurs. Cependant les Pétrimoulx n’ont enregistré aucune sépulture. Comment expliquer une aussi sotte, une aussi coupable négligence ?
Je suis porté à croire que les Pétrimoulx, résidant à la Rivière du Loup, ne se donnaient pas la peine de venir présider les sépultures de Maskinongé, et laissaient ces pauvres gens enterrer leurs morts, et puis… les actes, on s’en occupait comme de l’an quarante !
Pauvre paroisse de Maskinongé ! Triste destinée pour elle que d’avoir été confiée aux soins de ces minus habens de Pétrimoulx !
J.F. Béland ptre curé Maskinongé, 14 mars 1910
».

Après un baptême du 19 novembre 1763 :
N.B. Contrairement à ce qui est dit dans l’acte ci-dessus le parrain et la marraine n’ont pas signé. Il n’y a dans l’acte original que la très pauvre signature d’un pétrimoulx. Que l’on veuille bien admirer [souligné] aussi l’acte suivant qui est propre à donner une haute [souligné] idée de ce qu’étaient ces pétrimoulx !! J.F. Béland ptre curé (1910)»].

Après un baptême du 16 juillet 1765 :
Note du copiste :
Il n’y a que des imbéciles comme les pétrimoulx pour faire des actes comme le dernier ci-dessus et ceux aussi qui le précèdent.
Maskinongé 15 mars 1910 J.F. Béland ptre curé
»].

À suivre...